Partager
Version imprimable

L'Abbaye bénédictine

L'Abbaye

Site emblématique de Saint-Maixent L'Ecole, l'Abbaye a joué un rôle majeur dans le développement de la Ville.

La fondation de l'Abbaye

Elle prend pied au VIIème siècle, lorsque l'abbé Léger est nommé à la tête du couvent vers 653 y instaure la règle de Saint-Benoît.

A partir de la fin du VIIème siècle, la renommée du monastère croit de manière considérable. Les constructions religieuses forment et structure un noyau urbain dense autour duquel se massent les habitations.

 

Les invasions normandes

Au milieu du IX ème siècle, le monastère subit les invasions normandes, qui conduisent à la mise en sûreté, loin de la Ville, des reliques des Saints, (Saint-Léger et Saint-Maixent) et à la fuite d'une partie de la communauté religieuse.

A partir du Xème siècle, une fois le calme revenu, l'Abbaye est reconstruite et protégée par une enceinte fortifiée. Les reliques retournent dans le monastère.

 

L'essor de l'Abbaye

Dès le XIème siècle, l'Abbaye occupe une place prépondérante en Poitou et acquiert un grande puissance féodale, elle reçoit de nombreux pélerinages.

Ravagée par un incendie en 1082, l'abbatiale est reconstruite sur les anciennes fondations aux XIème et XIIème siècles.

Au début du XIIIème siècle, le monastère est déclaré abbaye royale par le roi Philippe Auguste, il continue à prospérer.

Au cours du XIVème siècle, d'importants travaux de remaniement des bâtiments conventuels sont engagés.

 

La ruine de l'Abbaye

Au début du XVIème siècle, l'abbé fait réaliser d'importants travaux sur l'Abbatiale et les bâtiments conventuels.

En 1543, le nouvel abbé se convertit au protestantisme et fait détruire les autels, les statutes et les reliques.

A la fin de l'année 1568, les établissements religieux de la Ville sont pillés et ravagés par une troupe protestante, qui s'attaque en premier lieu à l'Abbatiale avant de saccager les édifices conventuels.

 

La réparation de l'Abbaye par la congrégation de Saint-Maur

Pendant plus de cinquante ans, la Ville et son Abbaye restent aux mains des protestants. En 1634, il est fait appel à la puissante congrégation bénédictine de Saint-MAur, qui prendra possession des lieux et engagera les premiers travaux.

Au milieu du XVIIème siècle, la reconstruction globale des bâtiments conventuels, endommagés par les sapes, les pillages et les effondrements, est débutée.

Cette reconstruction prend pour base les fondations des bâtiments détruits, de telle sorte que l'organisation générale de l'Abbaye est peu modifiée par rapport à la première reconstruction de l'abbatiale, au XIIème siècle.

Dès 1658, la charpente du clocher- porche, les murs de clôture et un pavillon sont remis en état. Le mur d'enceinte Sud est totalement reconstruit, et la première pierre de la porte de la cour du monastère (le Portail Sud du site abbatial, toujours visible aujourd'hui) est posée le 22 avril 1660.

 

A la suite de deux tremblements de terre (juin 1660 et janvier 1662), il apparaît que les vestiges des bâtiments conventiels sont trop instables pour être réhabilités.

Une campagne de travaux est donc engagée en 1665, qui donneront à l'Abbaye sa physionomie actuelle.

 

Après de nombreuses interruptions, la reconstruction s'achève près de quatre-vingt ans plus tard, vers 1736. 

 

De la Révolution au XIXème siècle, entre affectations civiles et militaires

A partir de 1790, l'Abbaye connâit une période de déclin. La période révolutionnaire ne s'avère en effet pas favorable à l'essor du culte. La Convention décide ainsi en 1793 de la fermeture des édifices consacrés au culte et l'évêché de Saint-Maixent disparaît.

 

Entre 1794 et 1808 s'ouvre une première période militaire, au cours de laquelle le site sera notamment utilisé comme hôpital de l'armée républicaine. En octobre 183, l'abbaye, désaffectée, accueille la 12ème cohorte de la Légion d'Honneur pendant cinq années. 

En février 1809, les bâtiments deviennent propriété du Ministère de l'Intérieur et un dépôt de mendicité y est institué à compter du mois d'octobre de la même année. Les premiers mendiants sont accueillis, après quelques travaux, en 1811.

Eu égard aux coûts de fonctionnements très élevés du dépôt de mendicité, celui-ci est supprimé en 1823 et le site est évacué. L'école diocésaine de l'évâché de Poitiers y est installée dès la fin de l'année 1824. En 1825, la nouvelle sacristie est construite au sud-est du chevet de l'abbatiale.

 

Fin XIXème et XXème siècle: l'appartenance militaire

En 1859, faute d'effectif suffisant, l'école ecclésiastique cesse son activité et l'ancienne Abbaye est remise à l'administration des Domaines, afin d'être vendue.

La Ville obtient en mai 1861 la location du site, en échange de l'établissement d'un dépôt d'infanterie et de travaux de remise en état. Plusieurs unités se succèderont alors dans les lieux: le 87è régiment d'infanterie vers 1864, le 37ème RI de 1870 à 1871, le 125ème RI de 1872 à 1875.

En 1877, le 114ème Régiment d'Infanterie s'installe sur le site. A partir de 1886, l'Abbaye est appelée Caserne Canclaux.

De 1923 à 2009, un site dédié à l'instruction militaire

En 1923, le 114ème Régiment d'Infanterie est dissous et la caserne Canclaux accueillera jusqu'en 1928 des promotions d'Elèves Officiers de Réserve et d'Active de l'Ecole Militaire d'Infanterie, qui devient en 1925 Ecole Militaire d'Infanterie et des Chars de Combat (EMICC).

Avec l'implantation de l'école militaire, la Ville change de nom pour devenir, le 28 juillet 1926, Saint-Maixent L'Ecole.

La caserne accueille ensuite les élèves officiers d'active de 1928 à 1951. De 1940 à 1946, le site sert d'annexe à l'hôpital Chaigneau, puis redevient école militaire des sous-officiers.

 

En octobre 1951, le site change une nouvelle fois de statut pour héberger l'Ecole d'Application de l'Infanterie, jusqu'en 1966, date à laquelle la caserne Canclaux est affectée à la Gendarmerie, comme centre d'instruction pour une période de dix ans.

 

En 1963 est créée l'Ecole Nationale des Sous-Officiers d'Active (ENSOA) hébergée au seind e la caserne Coiffé. En 1976, l'école aménage dans l'Abbaye ses services annexes et le logement d'une partie des sous-officiers et des militaires du rang.

De 1999 à 2001, la caserne demeurera inoccupée jusqu'à ce que les augmentations des effectifs de l'ENSOA conduise à une réutilisation des locaux jusqu'en 2009.

En 2010, la caserne canclaux est définitivement fermée, les bâtiments sont désaffectés et sont rachetés par la Ville en septembre 2011.

.