Andrée Chauvin

Les forces navales françaises libres :

Le 1er juillet 1940, le général de Gaulle confie l’organisation et le commandement des Forces Navales Françaises Libres (FNFL) au vice-amiral Muselier, à Londres. En France, les autorités de Vichy exhortent la flotte française, alors essentiellement basée à l’étranger, à accepter les conditions de l’armistice.

Le 3 juillet 1940, comprenant qu’une majorité des marins français n’est pas favorable à une poursuite de la guerre, et voulant éviter que cette flotte ne soit incorporée aux forces allemandes, Churchill lance l’opération « Catapult ». Les unités françaises à l’arrêt dans les ports de Grande-Bretagne sont saisies, leurs équipages transférés dans des camps, autour de Londres et Liverpool.

Le 7 août, après de nombreux échanges entre de Gaulle et Churchill, la charte de la France Libre est signée, reconnaissant officiellement une force française libre.

Dans les jours qui suivent, 700 marins d’État s’engagent dans la Royal Navy, 450 rejoignent les FNFL. La majorité du personnel de la Marine nationale opte pour le retour en France. Fin 1940 les FNFL comptent un effectif de 3300 hommes. En 1943, lors de la fusion entre la France libre et les Forces françaises d’Afrique du Nord, les deux forces navales s’unifient pour devenir les « Forces navales en Grande-Bretagne ». Les effectifs sont désormais portés à 7000 engagés.

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