Hercule Benjamin Nosereau (1800 – 1877) a été un maire de Saint-Maixent durant 11 années. Il fut également commandant de la garde nationale et conseiller général. Durant son enfance, son père a été incarcéré lors de la période révolutionnaire, le forçant à fuir la ville avec sa mère et ses frères.
Gustave Le Charpentier, le fils du colonel Germain Le Charpentier (qui repose dans une autre chapelle de ce cimetière) et de Joséphine Rondier, et son épouse Elina, sont les commanditaires de la construction d’un hôtel particulier rue de la Croix, qui est aujourd’hui le collège Saint-André, dans l’actuelle rue Anatole France.
Ils appartiennent tous deux à une grande famille locale dont de nombreux autres membres reposent ici.
La tombe : Cette chapelle funéraire de style gothique a été érigée à la demande d’Hercule Nosereau par l’architecte Auguste Loué entre 1870 et 1872. Elle est classée à l’inventaire du patrimoine sous l’appellation de Grande Chapelle.
L’extérieur de la chapelle est paré de colonnes adossées servant de base à des arcatures ogivales sur un premier niveau.
Les chapiteaux de la façade s’inspirent du style roman poitevin en représentant des animaux, réels ou imaginaires. Nous pouvons voir une chimère à ailes de chauve-souris et corps de chouette, des oiseaux, des monstres et un singe. Les autres chapiteaux représentent des éléments végétaux.
Les chapiteaux étaient surmontés de blocs sculptés dont seulement deux subsistent : une balance de justice et une couronne d’immortelle entourant une faux.
Sur chaque façade, un second niveau est composé d’un fronton triangulaire, avec deux médaillons à la base, une ouverture trilobée au centre et un écu sans blason en haut. Les médaillons de la façade principale et de l’arrière représentent les quatre évangélistes : à l’avant saint Jean (aigle) et saint Luc (taureau), à l’arrière saint-Matthieu (ange) et saint- Marc (lion, disparu).
Quelques gargouilles sont encore présentes sur la toiture. Elle était surmontée en son centre par un dais qui accueillait une sculpture de la vierge à l’enfant aujourd’hui disparue.
A l’intérieur se trouve un autel orné d’un bas-relief en triptyque avec deux anges aux extrémités et une pietà au centre.
