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Il a reçu les distinctions suivantes : Grand Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 14-18 et Collier de l’Ordre du Lion Blanc.
Les accords de Munich et la crise des Sudètes : En 1938, la Tchécoslovaquie est un état récent, créé à la fin de la Première Guerre mondiale, en vertu du principe du « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». Les frontières de la Tchécoslovaquie sont bâties sur les ruines de l’Empire austro-hongrois, cette nation fait cohabiter différents peuples : Tchèques, Slovaques, Hongrois, Ruthènes, Polonais et Allemands. Mais l’entente est fragile.
Alors que les Ruthènes et les Slovaques souhaitent plus d’autonomie, les Allemands habitant dans la région des Sudètes n’apprécient pas de faire partie de la Tchécoslovaquie. Avec l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler en 1933, les Allemands des Sudètes souhaitent être rattachés au Troisième Reich. Hitler invoque alors le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » pour rattacher la région des Sudètes à l’Allemagne. Pour ce faire, il propose aux dirigeants français et britanniques, alliés de la Tchécoslovaquie, de venir le rencontrer à Munich pour trouver une issue à cette crise.
Ainsi, le 30 septembre 1938, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni signent les accords de Munich. Désirant éviter un conflit avec l’Allemagne, les puissances occidentales donnent leur accord à condition que la Tchécoslovaquie ne soit pas envahie. Ces accords ont de graves conséquences : ils valident la dislocation de la Tchécoslovaquie, et permettent la montée en puissance d’Hitler.